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Recommençant une nouvelle vie après des déboires multiples, les demandeurs d’asile sont les premières personnes à nécessiter un peu de la sollicitude des citoyens Côte-d’Oriens. Difficile en effet de trouver une place en quelques semaines dans une société qui ne connaît rien de vous, qui parfois même se méfie. D’autant plus quand la situation d’un pays en guerre ou connaissant de violents troubles a vidé votre moral, vos poches, mais pas votre droit de continuer à vivre décemment.

Aujourd’hui, ces personnes sont activement soutenues, au nom de la société civile, par le collectif d’associations dijonnaises engagées auprès des demandeurs d’asile depuis octobre 2011. Un travail de fond important permettant d’intégrer au plus vite et avec le moins d’injustices possible, des étrangers au profil parfois fragile. Bille en tête, le collectif veut faire respecter un principe fondamental, inscrit dans le droit français : le droit au logement. Il exige également que soit respecté le droit des enfants.

Une manifestation à l’orée de l’hiver

Le collectif propose donc un rassemblement de soutien adressé à tous ceux qui souhaitent aider, se rendre solidaires. C’est aussi un signe de la main pour lutter contre l’indifférence à ce type de problématiques à la fois très humaines, quotidiennes et à la fois très politiques. Il aura lieu le mardi 12 novembre 2013, à l’orée de l’hiver, place François Rude à 18 heures 30.

Face à ce qu’il considère comme des manquements à des lois votées démocratiquement, il dénonce ainsi la volonté “affichée par le Président du Conseil Général de ne plus respecter son obligation légale de protection de l’Enfance envers les mineurs isolés étrangers en suspendant tout nouvel accueil”.

Le collectif pointe également du doigt le rôle protecteur de l’Etat français. Rôle non-assumé, ce qui a pour conséquence la mise à la rue de dizaines de personnes, sans qu’aucune solution humanisée puisse être trouvée. Et ce, depuis bientôt deux ans.

A lire ci-dessous, le communiqué dans son intégralité

“En Côte d’Or, depuis des mois des centaines de demandeurs d’asile ou de migrants qui avaient obtenu une autorisation de séjour sont sommés de quitter le territoire. De nombreux demandeurs d’asile se voient refuser l’accès aux droits découlant des accords internationaux. Ils ont fui dans les conditions terribles encore récemment médiatisées, les persécutions, des dictatures, des pays en guerre. Souvent sans attendre la fin de la procédure, ils sont sommés de quitter le territoire, alors que les évènements dramatiques qui les ont amenés à quitter leur pays leur interdisent tout retour en arrière. Lorsqu’ils ont perdu espoir d’obtenir le statut de réfugié que la France accorde si peu, leur démarche en vue d’obtenir un autre titre de séjour se solde désormais par un refus et une procédure d’expulsion.

Par ailleurs, de nombreuses personnes qui avaient obtenu une autorisation de séjour ces dernières années et avaient pu s’intégrer en France (travail, paiement des cotisations sociales, des impôts, scolarisation des enfants) s’en voient refuser le renouvellement et se retrouvent alors dans l’illégalité avant l’aboutissement des procédures “d’éloignement” que la préfecture ne tarde pas à prendre à leur encontre.

A cela s’ajoute la volonté affichée par le Président du Conseil Général de ne plus respecter son obligation légale de protection de l’Enfance envers les mineurs isolés étrangers en suspendant tout nouvel accueil.

Le droit universel au logement est lui aussi loin d’être respecté. Malgré les règles de droit, une bonne partie des demandeurs d’asile n’est pas hébergée par l’Etat. Des familles même avec des enfants en bas âge, au motif qu’elles changent de statut, sont expulsées de leur logement sans solution d’hébergement.

Face au manquement de l’Etat à ses obligations, un lieu d’accueil a été ouvert dans un bâtiment public vide depuis plusieurs années rue René Coty à Dijon. La justice saisie a autorisé ses habitants à y rester l’hiver au nom « du respect de la dignité humaine et du droit au logement ». Il faut obtenir qu’il ne soit pas fermé sans solution de relogement pour tous ses habitants, d’autant que ces locaux ne font l’objet d’aucun autre projet d’utilisation pour l’instant.”

Le collectif ; ACAT Dijon / Action Catholique Ouvrière / Adisar / Afrane Bourgogne / Amnesty International / ATTAC 21 / Agir ABCD / CFDT 21/ CGT 21 / Club Unesco Dijon / CCFD Terre Solidaire / CNT 21 / CSF / Espace Autogéré des Tanneries / Euphorbe en Illabakan / Fraternité de St François d’Assise / FSU 21 / La Vie Nouvelle / Ligue des Droits de l’Homme / MRAP / Pastorale des Migrants / RESF 21 /SOS Racisme/ SOS Refoulement / Syndicat de la Magistrature / Solidaires 21 / Tends la Main /UJFP/ Urgence Solidaire

Tag(s) : #Immigration, #Bourgogne

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